url education.gouv.fr

Un projet en maternelle : des sons et des instruments

Dans le cadre de l’opération Kidsmart, Béatrice Le Flaec, professeure des écoles aux Sables d’Olonne (85), nous présente comment elle intègre les TICE dans un projet sur les sons et les instruments en classe de maternelle, toute petite et petite section.

  • -
  • 00:05:19

Transcription

Béatrice Le Flaec : Je voulais d’abord coller le plus prêt possible à ce que les enfants faisaient dans les projets de classe. Et les fiches toutes faites préparées pour les maternelles ne collaient jamais vraiment aux projets. Donc, je me suis dit : peut-être qu’avec cet outil, l’ordinateur, je vais pouvoir construire des exercices d’apprentissage pour les enfants qui vont vraiment coller aux projets. On a mis un ordinateur dans la classe avec l’aide des parents d’élèves qui nous ont financé. Et puis, petit à petit, j’ai demandé à ce que les outils s’enrichissent. Au niveau de l’école, on devait avoir un seul ordinateur, je pense. Maintenant, on en a trois. On a un scanner, un appareil photo numérique, une connexion internet, un poste par classe plus un poste sur le bureau.

Intervenante : Je suis chargée le matin, à la demande de Madame Le Flaec, de l’accueil informatique des enfants de 9 h moins 10 à 9 h 20, pour les aider à appréhender l’outil informatique en fonction de ce que Madame Le Flaec a fait avec eux comme travail.

B. Le F. : J’avais découvert que les enfants se parlaient. Certains qui ne parlaient pas du tout en classe, tout d’un coup, quand ils étaient dans un petit groupe et qu’ils n’étaient plus sous le regard de l’adulte, communiquaient et collaboraient. Donc, cela m’a semblait intéressant et j’ai testé la présence d’un ordinateur en classe.
Quand on commence un projet plus spécifique où il est nécessaire, comme dans le projet des sons et des instruments, de prendre les instruments en photo ou d’enregistrer les sons ou de prononcer à ce moment-là, les enfants vont avoir accès à l’appareil photo numérique. Donc, je leur explique comment ça fonctionne. Ce qui est très pratique aussi, c’est le petit écran. Ça permet de voir tout de suite, de contrôler tout de suite, si je n’ai pas bien déclenché, ou si j’étais trop près. Ça permet de faire des commentaires qui sont intéressants. Et puis donc, le dernier outil utilisé en petite section, c’est le micro. Prise de son, soit pour ce qui nous intéressait, les sons produits par les instruments, soit capter le langage des enfants, les phrases ou les mots et puis essayer de prononcer le mieux possible. Donc reprendre éventuellement les mêmes mots et les mêmes phrases avec les mêmes enfants. Essayer d’améliorer son langage. Ça fait vraiment partie des objectifs de la petite section. Construire son langage, prononcer correctement, acquérir du vocabulaire. Et tous ces outils répondent bien à ces objectifs.
Donc, l’année dernière, j’ai travaillé sur ce projet KidSmart. Et nous avons pu bénéficier d’une formation au niveau de l’inspection académique. Et donc là, j’ai appris à utiliser des logiciels pour traiter l’image un peu plus finement que je ne le savais déjà, à traiter du son, ce que je n’avais jamais fait auparavant. Et puis, impliquer d’avantage les enfants dans les outils. Effectivement, leur faire prendre des photos avec un appareil photo numérique, ça ne m’était jamais encore venu à l’idée. Je pensais que c’était d’abord un matériel fragile et qu’ils auraient du mal. Et puis finalement, ils y arrivent pas mal.
J’essaie d’aller régulièrement aux animations, aux formations du centre départemental de documentation pédagogique. C’est là que j’ai appris, par exemple, à faire des diaporamas. J’utilise pas mal cette technique avec les élèves, particulièrement en début d’année parce que c’est très adapté aux petites sections qui passent d’une image à l’autre juste en cliquant. Ils n’ont pas trop à se déplacer, ceux sont des gestes très simples qui mettent bien en valeur, soit leurs productions, soit les photos qu’on a pu prendre.
Donc voilà, comment j’ai pu résoudre certaines difficultés techniques. J’en ai encore. Donc qu’en j’en ai, je fais appel au conseiller informatique de la circonscription. Il vient souvent dans la classe ou dans l’école. Il nous aide à résoudre au jour le jour, les problèmes techniques qui peuvent se poser.

En classe
B. Le F. : Sacha, est-ce que tu veux bien venir tenir le micro pour tes camarades ?

Interview
Ça me permet de coller au plus près aux réalités de la classe. C’est peut-être en ça que cela a changé quelque chose. C’est-à-dire qu’au lieu de prendre, de photocopier des choses que l’on a trouvées dans des documents. Au lieu de bricoler en fait, on a un résultat parfait avec exactement ce qu’on a vécu en classe. Et c’est ce qui est intéressant chez les petits. Ça n’est pas balancer comme ça, par hasard, ou ça n’est pas approximatif, c’est exactement ça qu’on veut. Alors là oui, peut-être que cela a permis d’affiner dans ce sens là ma pratique pédagogique.

autre video

Les cahiers numériques

» voir la vidéo
autre video

Partager pour apprendre

» voir la vidéo
autre video

eTwinning : un échange culturel

» voir la vidéo
autre video

Gestion de l'hétérogénéité et autonomie

» voir la vidéo
autre video

Lecture d'albums et production d'écrits

» voir la vidéo