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eTwinning : un échange culturel

Aurore Loez, professeure des écoles présente avec Didier Meurot, IEN TICE du département, un projet eTwinning qui a permis à ses élèves de communiquer avec des enfants européens et de découvrir ainsi de nouveaux modes de vie, d’autres alphabets, d’autres langues.

  • - Ecole maternelle du centre de Marly (59)
  • 00:07:17

Transcription

Didier Meurot IEN – Chargé de mission TICE : eTwinning est véritablement un outil qui actualise au monde d’aujourd’hui et à ses exigences des pratiques scolaires qui étaient déjà existantes. Il est normal qu’à l’école aussi, on échange, aujourd’hui, avec la messagerie électronique, avec le recours à internet, qu’on n’échange pas seulement de l’écrit mais aussi des images, du son. Et on voit bien qu’avec les projets que développe eTwinning que nos élèves auront à travailler des compétences qui vont les amener à rechercher, à produire, à communiquer. Ceux sont là trois grands champs qui composent le B2I.

eTwinning, un échange culturel
Aurore Loez : On a aussi un projet de poésies croisées ? C’est-à-dire, nous, on va envoyer notre poésie aux belges qui vont l’illustrer, et eux vont nous envoyer la poésie. On a décidé de tous travailler sur le printemps. On s’est donné un calendrier. On a maintenant une production commune. On essaie d’avoir une interactivité.

Alors, l’oiseau du printemps, comment s’appelle-t-il ? On se souvient ? Est-ce que vous arrivez à lire des lettres qu’ils ont écrites ? Non. Qu’est-ce qu’on avait dit pour les petits enfants grecques ? Ils ne parlaient pas la même langue que nous. Donc, on n’arrive pas à reconnaître les lettres.

D. M. : La vocation d’eTwinning n’est pas, strictement, de conduire vers des apprentissages linguistiques au sens où on irait vers l’apprentissage d’une langue vivante étrangère. Une approche qui est sans doute d’avantage celle d’une ouverture linguiste. C’est-à-dire d’une sensibilisation à d’autres sonorités de langue, à d’autres alphabets. On est d’avantage sur l’ouverture culturelle, sur la découverte d’éléments de civilisation, sur la compréhension d’autres modes de vie.

A. L. : Voilà. Alors, ils ont toujours fait quoi dans le ciel, eux ?

Les élèves : Le soleil.

A. L. : Le soleil, parce que dans leur pays, il fait… ?

Les élèves : Chaud.

A. L. : Vous montrez après le travail de nos petits correspondants belges. L’arbre du printemps. Qu’est-ce qu’on avait fait, nous, Clothilde ? Voilà, on avait fait des photos, on avait le même. Alors, lundi, il a plu. Est-ce qu’ils ont fait le printemps avec beaucoup de soleil ?

Les élèves : Non.

A. L. : Mardi, il a plu. Ma grenouille l’avait prévu ! Et nous, notre chanson de printemps, qu’est-ce qu’on avait choisi aussi ? Voilà, on avait choisi aussi la grouille qui était sous la pluie. Aujourd’hui, c’est dimanche et il neige tant et plus que ma grenouille a disparu. C’est joli ce qu’ils ont fait.

Organisation de classe autour du projet
A. L. : Dans l’organisation de la classe, on a mis en place le tutorat puisqu’il y a des enfants qui vont superviser des enfants qui sont plus en difficulté.

Dorian, tu vas travailler avec Ambre. Ambre, tu vas l’aider à choisir les bons outils et l’aider à dessiner s’il faut. D’accord ? Adeline, tu vas lui dicter les lettres, d’accord ? Et lui, il va le faire. …
Ça fait parti d’un apprentissage puisqu’au départ, ils ont un peu tendance à faire à la place des autres. Et puis, ils apprennent peu à peu, il faut le temps quand même, à aider les autres sans faire à leur place. Et c’est parfois difficile pour des enfants de maternelle. Le but quand même, c’est que les enfants qui se font aider, au bout d’un moment, deviennent autonomes. Puisqu’on vise quand même l’autonomie. Mais, il y a aussi le statut de l’erreur qui est intéressant. Ils savent qu’ils peuvent refaire. Ils savent qu’ils peuvent aller plus loin, pour faire mieux.

Bon c’est pas grave, il a choisi sa poésie comme ça. On écoute ?

Là, ils savent que le correspondant ne comprendra pas. Je leur demande toujours s’ils sont contents de leur travail, s’ils veulent recommencer. Et ils sont motivés pour le faire. Il y a le résultat tout de suite. Et il sait si c’est bien ou si ce n’est pas bien. Il va s’auto-évaluer.

Est-ce que tu es content de ce que tu as fait ? Oui ? Est-ce qu’on peut l’envoyer aux correspondants ?

L’élève : Non.

A. L. : Non.

Un autre élève : Moi, oui.

A. L. : Toi, tu es content de ce que tu as fait ? D’accord.

L’élève : On peut le refaire encore une fois ?

A. L. : On le refait encore une fois ?

Un autre élève : C’est moi qui ai fait ca ?

A. L. : Bien sûr que c’est toi. Maintenant, celui là, je vais le fermer. Et je vais en prendre un nouveau pour Alexis. Je vais enregistrer celui là aussi. Je garde tout et je verrai s’il y a des choses que je peux reprendre. D’accord ?

Ça n’est pas quelque chose qui est fait à côté, c’est quelque chose qui fait parti de notre temps de travail habituel. Après, au niveau des enregistrements sonores, des fois, il faut reprendre un petit peu les bandes. Il faut un petit peu travailler sur ce qui a été fait parce que les enregistrements ne sont pas toujours parfaits. On va dire que c’est surtout le travail du son et puis mettre en ligne les travaux. Mais, ça n’est pas excessif, vraiment pas.

Allez. Vous pouvez changer un petit peu si Adeline veut taper un peu. Que ce ne soit pas toujours les mêmes. Est-ce qu’il y a des enfants qui sont contents de leur dessin et qui peuvent le garder pour les correspondants ? Alors, ceux qui sont contents, ils vont mettre après leur prénom. Dessus, on va ouvrir la petite lettre et on va taper son prénom.

J’ai mis en espace public nos travaux. Puisque les parents ont signé une autorisation, les gens peuvent les consulter et ceux qui ont un ordinateur peuvent les consulter de chez eux.

Un problème rencontré, une solution
A. L. : Comment est-ce qu’on va répartir les élèves puisqu’on a des effectifs assez chargés ? Comment on va faire pour pouvoir pallier à ce problème ? On a des groupes de décloisonnement. En fait, pendant que les petits dorment, les maitresses des petits prennent les moyens et les grands. Ce qui réduit nos groupes à une quinzaine d’enfants. Et ce qui nous permet d’aller sur le site. Donc, ils ont une fréquentation, d’une à deux fois par semaine sur les ordinateurs.

eTwinning, un projet innovant
D. M. : Dans le premier degré, on voit arriver aujourd’hui des jeunes qui sont formés aux TICE, à l’usage des TICE. Et qui généralement ont dans leur portefeuille de compétences le C2I2E qui va être réclamé dans les temps qui viennent. Dans la plupart des écoles, il existe des enseignants parfaitement compétents pour conduire de tels projets.

A. L. : Ils doivent se lancer parce que c’est quelque chose de très motivant pour la classe. Il y a des retours qu’on n’a pas toujours. Les enfants sont contents, ça les ouvre à autre chose. Puis, ils sont contents de le faire. Ils sont heureux d’avoir les productions des autres et ils découvrent autre chose. Ça change un petit peu des rythmes qu’on a habituellement en classe. Ça les motive pour travailler sur les ordinateurs plutôt que de juste taper quelque chose. Ils savent qu’ils vont travailler pour quelqu’un. Donc, ils donnent du sens à ce qu’ils font. Et je pense que c’est important.

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