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Visioconférence avec des correspondants allemands en CM1

Roger Massa, professeur des écoles, nous présente un travail de communication avec des correspondants allemands en CM1, sous forme de visioconférence. Rencontres de l’ORME 2006.

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Transcription

Roger Massa : En étant en cm1, les compétences, aussi bien en allemand pour nous qu’en français pour les petits correspondants allemands, sont quand même assez faibles au départ. Actuellement, le soucis au niveau pédagogique est de mettre en place une situation de communication où ils soient obligés d’échanger et d’apprendre des choses.

Échanger avec des correspondants
R. M. : Chaque élève a sa propre adresse qu’on a aussi créée en classe. Il y a des échanges de courriers entre eux, parfois entre eux et moi, avec les correspondants allemands.
On travaille aussi, avec ces correspondants allemands, en visioconférence, une fois par mois.

Élève 1: En fait, on fait des cours d’allemand. On a un professeur d’allemand. Il faut qu’on apprenne pour après pouvoir leur dire.

Élève 2 : On apprend les mots sur notre cahier et après on essaie de les répéter. Et si jamais on a des trous ou qu’on ne se souvient plus très bien, on prend le cahier, on le met à côté de nous et on lit en même temps.

R. M. : On est en train d’essayer en ce moment (parce que j’ai réussi à récupérer des PC, j’ai trois PC en classes) de commencer d’abord par un travail en audio où 3x2 élèves peuvent travailler simultanément. Ce qui veut dire qu’on arrive à avoir plus d’utilisations et plus de vrai travail, plus de vrais échanges autant au niveau du langage que de la manipulation de l’outil. Parce qu’il y a l’aspect nouveau, l’aspect nouvelles technologies, l’aspect informatique qui forcément motive les élèves. Et puis parce que sur l’apprentissage de la langue, c’était quand même spécifiquement dans cet aspect là, que le fait d’entendre l’autre en face, quelqu’un en plus qu’on a vu, qu’on a rencontré. Au niveau déjà de la motivation et puis de l’apprentissage d’autre part, il n’y a pas mieux puisqu’ils sont en face de leur correspondant, il y a un véritable échange qui se crée. Ils entendent l’autre parler allemand et eux se débrouillent pour se faire comprendre. C’est vraiment une véritable situation d’échange et de communication. Il n’y a pas mieux.

Élève 3 : La dernière fois, on était déguisé et on devait dire en quoi on était déguisé.

Élève 4 : C’est qu’on voit nos correspondants.

Élève 3 : C’est bien parce que c’est mieux de se voir que d’écrire une lettre sur du papier parce qu’on va par la voir sur le papier.

Élève 4 : C’est comme dit Romane, c’est plus sympa que quand on leur écrit une lettre sur du papier.

Le matériel et la situation pédagogique
R. M. : Une fois qu’on a l’ordi, la webcam et le casque, on a ce qu’il faut. Il faut absolument mettre en place des situations les plus modestes possible dans lesquelles il y a un véritable échange. Sinon, on tombe dans quelque chose qui est appris et récité, ressorti. Bon, c’est intéressant parce qu’ils parlent la langue étrangère, ils entendent la langue de l’autre, dite par un autre, dite par un correspondant allemand. Mais il n’y a pas vraiment de réflexion sur la langue tel que moi je pense que cet outil là peut la proposer. Donc, c’est vraiment avoir un objectif de communication modeste et laisser les élèves se dépatouiller avec quelques structures minimales.

Élève 1 : Il fallait dire Ich bin verkleidet. Ca veut dire : je suis déguisée. Après, par exemple, Ich habe eine Krone. J’ai une couronne. Et, Ich habe ein Cape. J’ai une cape. Wer bin ich? Qui suis-je ? Et ils devaient nous répondre en allemand. Et après, c’était pareil, sauf qu’eux, ils le disaient en français et on leur répondait en français.

R. M. : Puisque l’ensemble de la classe y est impliqué, s’y implique, on fait même parfois, pour des raisons d’horaires avec l’Allemagne, on fait parfois des conférences entre midi et deux, pour des raisons diverses. Ils sont tous là. Il n’y en a pas un qui demande à descendre en récréation avant, par exemple.

Une vraie motivation
R. M. : Il y a vraiment un véritable enjeu. Si je veux pouvoir communiquer, si je veux pouvoir ensuite établir quelque chose qu’on met en place avec eux sur un échange réel qu’on a fait, puisqu’on est allé aussi en Allemagne et les allemands vont venir ici. Cet enjeu quand même qui existe et qui est réel et la personne qu’on a en face font qu’il y a quand même une motivation qui est multipliée par 100.

Élève 4 : Par exemple, quand on est allé en Allemagne, ça nous servait beaucoup pour communiquer. Et quand il y avait des mots qu’on ne savait pas trop, on pouvait essayer de faire avec des gestes… »

Élève 2 : On se dit que c’est cette personne là notre correspondant, qu’en Allemagne, c’est cette personne là qu’on a eu. Donc, après, de la revoir comme ça sur l’ordinateur, c’est… puis se dire que c’est en Allemagne, c’est…

R. M. : Je sais parce qu’ils ont chacun leur adresse perso et qu’on en parle parfois, qu’il y en a qui communiquent réellement depuis chez eux avec leur petit copain, leur petite copine allemands. Ça c’est clair.

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